Comment un cerf-volant parvient-il à voler ?

Le saviez-vous ?

Comment un cerf-volant parvient-il à voler ?

Comment un cerf-volant parvient-il à voler ? Quelles sont les meilleures techniques pour le dompter ? Quelles astuces lorsqu’il ne décolle pas ?

| Le 03/04/2018

Nous vous proposons ici de découvrir, en toute simplicité, les secrets des cerfs-volistes. Et pourquoi pas, venir tenter à votre tour, du 14 au 22 avril prochains, de faire voler le vôtre !  

Comprendre le principe de vol d'un cerf-volant est simple. Il suffit de sortir la main par la fenêtre d'une voiture en marche : si la main est horizontale, elle glisse entre les lames d'air. Si elle est verticale, elle est repoussée vers l'arrière. Légèrement oblique, elle a tendance à monter. Les cerfs-volants pilotables obéissent aux mêmes lois du vent.

Le cerf-volant est soumis à trois forces : son poids, la poussée du vent, la traction exercée par la ligne de retenue (le fil guidé par les manettes !). Les fils permettent d'influer sur la position relative du centre de pression et du centre de gravité. Un déplacement du centre de pression vers l'aile droite ou gauche du cerf-volant entraîne une rupture de l'équilibre initial. En effet, un couple de forces se crée par rapport au centre de gravité qui est fixe sur l'axe de symétrie. Ce déséquilibre fait passer l'appareil de phase statique à une phase dynamique. En contrôlant la traction des lignes, on peut faire suivre au cerf-volant, devenu dirigeable, toutes les trajectoires que l’on souhaite.



[Passons à la pratique !]

Je pilote un cerf-volant monofil : stabilité assurée !

  1. Placez-vous dos au vent.
  2. Attachez solidement la ligne de retenue au point d'accrochage sur la bride du cerf-volant, puis déroulez-en 15 à 20 mètres.
  3. Tirez fermement et régulièrement sur la ligne de retenue. Vous créez ainsi une pression temporaire, qui permet au cerf-volant de s'élever et de profiter rapidement des flux d'air favorables. Au besoin, accentuez cet effet en reculant de quelques pas.


SOS vent faible !

Tirez sur la ligne de retenue pour faire décoller le cerf-volant. Quand celui-ci est à une dizaine de mètres de hauteur, relâchez la ligne et laissez-la filer... Votre cerf-volant perd de l'altitude, mais il gagne en longueur de ligne. Tirez à nouveau sur la ligne en « pompant » d'un geste régulier. Votre cerf-volant s'élève à un deuxième palier, plus élevé que le premier. Recommencez l'opération jusqu'à ce que votre appareil se maintienne seul en position dans le vent.


Je pilote un cerf-volant 2 lignes : dextérité souhaitée !

Le cerf-volant de sport peut évoluer dans le vent selon les commandes que le pilote lui transmet par l'intermédiaire des lignes, dans un espace appelé « fenêtre du vent ». C’est dans cette fenêtre que le vol est possible. En évoluant dans les limites de cette fenêtre, le cerf-volant offre une surface de voilure variable selon sa position. De ce fait, il est soumis à des pressions, plus ou moins grandes, dont le pilote se servira lors des phases de décollage, d'évolution et d'atterrissage.

  • Par vent léger, le cerf-voliste débutant se cantonnera dans la partie centrale de la fenêtre et il limitera ses évolutions aux zones situées immédiatement à droite ou à gauche de l'axe du vent.
  • Par vent fort, il cherchera à diminuer l'importance de la traction sur les lignes, de façon à pouvoir le contrôler plus facilement. Il exploitera ainsi les zones extrêmes de la lisière du vent, où la propulsion est moins forte que dans l'axe du vent.

Source - Pour aller plus loin : http://lamaisonducerfvolant.com/content/7-faire-voler